jeudi 11 avril 2013

Vite! Allons faire la ronde!


 La Chaîne Humaine à laquelle j'ai participé a eu lieu le 9 mars dernier dans le quartier de l’Opéra à Paris. En voici quelques mots et images.

INTRODUCTION :

Oyez, oyez, rendez-vous à Paris ou outre part où des humains se sont donné rendez-vous, mais cela ne leur est pas exclusif!

Les chats et les chiens ou toute autre forme de vie y est conviée également à ce que le GRAND ORGANISATEUR a appelé LA GRANDE CHAÎNE HUMAINE!

Pourquoi faire? Demande Pauline.
Eh bien, tu aimes jouer dans la cour de récréation à l'école?
Oui, me répond Pauline. Et toi et tes copines vous donnez vous la main à plusieurs pour jouer à la ronde? Oui, oui, oui, on le fait et moi j'aime ça!!!!

Et toute contente Pauline se met à chanter à tue-tête en tournant sur elle même devant moi:
♬♫♫

Mon petit lapin a bien du chagrin
il ne saute plus, ne danse plus dans mon jardin

Saute, saute, saute mon petit lapin
Et va vite embrasser quelqu'un!

♬♫♫

Pauline est partie se servir d'un grand verre d'eau, parce que chanter et danser lui a donné soif et au passage a pris un petit croûton!


Écoutons la comptine lors d'un de nos séjours à la plage:


Alors, me dit-elle, nous allons danser ensemble?
Oui, nous allons danser ensemble et nous serons très nombreux!
Tu viens dans mon école pour danser? Me demande-t-elle.
Mieux que ça Pauline, nous allons faire une ronde géante dans la plus belle ville du monde... À Paris! Mais "Mimiko", dit Pauline un peu gênée... La Ville d'Orléans elle aussi est jolie! Pauline, je m’appelle U-M-I-K-O! Cela veut dire "Enfant de la mer" ... Et tu as raison de dire que la Ville d'Orléans est très jolie... J'ai exagéré et je ne peux pas dire que je connais toutes les villes du monde pour pouvoir affirmer que Paris est la plus belle! Mais je l'aime BEAUCOUP!
Nombreuses personnes vont venir d'autres villes de France nous joindre !
Est-ce qu'il y aura d'autres enfants? Mais oui, avec leurs parents, frères et sœurs et certains même avec leurs grands-parents!
Regarde ce petit film qui explique très bien ce qui va se passer.
Viens t'asseoir près de moi. Et Pauline, ramassant un petit coussin qu'elle a mis sur ses genoux, s'est assise près de moi.


Alors Pauline?
U-M-I-K-O! Tu vois, je ne me suis pas trompée, j'ai bien dit ton nom! Me dit-elle avec un grand sourire, j'ai compris! Je peux t'accompagner faire la ronde?  Bien sûr. Mais sache que je ne pourrai pas te porter, parce que nous devons nous donner la main les uns aux autres pour ainsi faire une immense chaîne autour des grandes maisons où habitent de grands monsieurs qui prennent des décision pas toujours sages pour protéger la TERRE, les POISSONS, la MER, enfin TOUT ce qui est vivant sur la PLANÈTE!
Moi, me dit Pauline, je veux faire "la ronde" pour les enfants de Fukushima qui ont perdu leur maison, leur papa ou maman ou leur papi pendant le "tsuuuuu", hé, comment on dit déjà? T-S-U-N-A-M-I! Oui, oui c'est ça! Il y en a même qui ne peuvent plus jouer dehors dans la cour de leur école à cause du "poison", nous a dit la maîtresse. Cela me rend triste. Tu penses que bientôt ils pourront jouer à nouveau à chat ou faire la ronde sans danger? Et puis, la maîtresse a dit aussi que les petits enfants portent un collier autour du cou dont j'ai oublié le nom pour mesurer le "poison"!
L'appareil que portent les enfants dans les villes pas loin de la centrale qui est très malade et rend les enfants malades, s'appelle un "dosimètre". Ainsi leur maîtresse et leurs parents peuvent connaître la dose radioactive reçue par l'enfant exposé à un rayonnement ionisant. Pour les organismes vivants, ils sont potentiellement nocifs à la longue et mortels en cas de dose élevée.
Ils peuvent mourir? Oui. Ils seront très malades et l'on ne pourra pas les sauver.
VITE U-M-I-K-O, viens, nous allons faire la "RONDE" pour demander "L’ARRÊT DE TOUTES LES CENTRALES" pour qu'au JAPON d'autres enfants ne soient pas privés de cour de recréation et ne soient pas obligés de porter le collier qui mesure... Les petites "bêtes" qui attaquent les enfants!

✿ ✿ ✿ ☢ ☢  原発いらない! ☢ ☢ ✿ ✿ ✿

LES ENFANTS SONT UN TRÉSOR 子供を守れ! 


La GRANDE CHAÎNE HUMAINE du 09 mars 2013 



C'est ainsi que j'ai participé à cette Chaîne Humaine avec beaucoup de personnes pour manifester mon opposition à l'utilisation de l'atome pour la production d'électricité et à l'usage d'armes militaires.





Merci à  malobei  pour cette vidéo

Après Fukushima, rien n'est pareil.
Nous ne pouvons pas ignorer les dégâts incommensurables provoqués par cet accident nucléaire majeur et poursuivre comme si de rien n'était...
"Tout va bien!
Tout est devenu normal et sous contrôle ..."
Le croyez-vous?


Yūki TAKAHATA est une FEMME lucide et de conviction.
Elle soutient depuis la France ses compatriotes qui se battent contre TEPCO qui n'a pas su protéger les habitants et n'a pas organisé leur évacuation, afin que leurs droits en tant que victimes soient reconnus et que les mêmes erreurs ne se reproduisent à l'avenir.
Elle est japonaise, elle aime son pays et elle condamne la loi du SILENCE qui tue d'avantage. Écoutons-la:

FUKUSHIMA, DEUX ANS APRÈS: ENTRE DÉNI ET OUBLI

 « Il y a maintenant deux ans, un accident nucléaire majeur provoqué par un séisme puis un tsunami s'est produit à la centrale de Fukushima Daiichi au Japon : la fusion du cœur des trois réacteurs et quatre explosions endommageant quatre bâtiments des réacteurs. En dépit de l'annonce officielle d'un "arrêt à froid" en décembre 2011, la situation est loin d'être maîtrisée : la centrale dégage toujours des rejets radioactifs et la piscine de stockage du combustible usé (264 tonnes), située à 30m de hauteur dans le bâtiment du réacteur N°4, menace de s'effondrer en cas de nouveau séisme. Ce qui pourrait entraîner une réaction en chaîne émettant des matières radioactives "équivalant à 5000 bombes de Hiroshima", d'après le physicien nucléaire Hiroaki Koidé. Les réservoirs contenant de l'eau contaminée sont presque pleins (220 000 tonnes au début de janvier 2013), tandis que des fuites continuent à répandre de l'eau contaminée du site vers la mer et le sous-sol. D'autre part, 3 000 personnes interviennent chaque jour dans la centrale, mais le niveau extrêmement élevé de radioactivité complique leur travail. Et les règles de sécurité ne sont pas respectées : insuffisance des contrôles sur les doses absorbées, manque de matériel et de formation à la radioprotection notamment pour les sous-traitants, cas de dissimulation d'irradiation avérés... On craint donc non seulement l'irradiation à haute dose d'un grand nombre de travailleurs mais aussi l'épuisement de la main-d'œuvre : en novembre 2012 TEPCO a reconnu que parmi les 24 000 personnes inscrites sur la liste des travailleurs du site, 16 000 étaient déjà parties, soit qu'elles avaient atteint la dose limite autorisée, soit parce que les conditions de travail étaient trop dures.

D'autre part, 160 000 réfugiés des zones d'évacuation forcée sont confrontés à une situation dramatique. La contamination durable de l'environnement et des aliments constitue le problème majeur de cette catastrophe nucléaire, car la radioactivité est invisible et n'a pas d'odeur. Or, TEPCO et les autorités ont cherché, dès le début de l'accident, à minimiser voire à nier les dangers de l'exposition aux radiations. Depuis avril 2011, les autorités ont relevé la norme de l'irradiation externe à 20 millisievert par an (soit la dose maximale annuelle pour les travailleurs du nucléaire), si bien que des centaines de milliers d'habitants, de la préfecture de Fukushima et d'autres préfectures, continuent à vivre dans des zones où le niveau de radioactivité est bien plus élevé que la norme internationale (1mSv/an).

Les autorités nationales et locales ainsi que des "spécialistes" pro-nucléaires ont propagé un discours rassurant sur les conséquences sanitaires jugées sans risque. Cette propagande, relayée par les grands médias, avait pour but d'éviter l'évacuation d'un trop grand nombre d'habitants. Alors que l'inefficacité des travaux de décontamination, mal conçus et bâclés, s'affiche au grand jour, cette politique du déni doit permettre au nom de la "reconstruction" de faire revenir les habitants évacués.

Néanmoins, beaucoup de gens vivent dans la crainte de conséquences sanitaires graves, notamment pour les enfants. Les examens de thyroïde effectués sur près de 100 000 mineurs dans la préfecture de Fukushima montrent déjà que 40% d'entre eux présentent une anomalie. Dans un groupe de 38 000 enfants ayant été examinés en 2011, 3 cas de cancer de la thyroïde ont été avérés (et opérés), tandis que 7 autres cas font l'objet de forts soupçons. Par ailleurs, des pathologies diverses sont signalées, mais il est impossible d'établir le lien avec l'irradiation, faute d'études épidémiologiques systématiques et indépendantes.

Confrontées à ce refus de faire évacuer au-delà des zones de 20mSv, beaucoup de parents ont décidé de s'organiser pour protéger les enfants des radiations, comme le réseau Kodomo Fukushima, et des centres citoyens de mesure de radioactivité se sont rapidement constitués. Un certain nombre de mères ont décidé de partir s'installer avec leurs enfants dans des régions moins contaminées, ce qui provoque souvent un drame car leurs maris ne peuvent pas ou ne veulent pas quitter leur travail. La différence d'appréciation du danger dû aux radiations est ainsi devenu une cause de discordes au sein des familles aussi bien que dans les communautés locales. Quant au problème de la contamination des aliments, la population doit y faire face quotidiennement, au-delà même de la région de Fukushima, puisqu'aucun système efficace de certification n'est mis en place.

Maintenant que l'incompétence de TEPCO et des autorités japonaises, ainsi que leurs nombreuses dissimulations sur l'accident, ont été révélées, notamment par le rapport d'une commission parlementaire indépendante, la population japonaise ne croit plus à cette prétendue sûreté nucléaire. Et certains n'hésitent plus à descendre dans la rue pour réclamer l'arrêt de toutes les centrales. La mobilisation citoyenne a atteint une ampleur inédite (jusqu'à 170 000 personnes) au cours de l'été 2012, lorsque le gouvernement, alors que plus aucun réacteur ne fonctionnait depuis le 5 mai, a voulu imposer le redémarrage des deux réacteurs de la centrale d'Ooi. Et diverses actions se poursuivent, comme le rassemblement hebdomadaire devant le cabinet du Premier ministre ou la vigie, de nuit comme de jour, devant le ministère de l'Économie, ou encore la pétition "Adieu au nucléaire" lancée entre autres par Kenzaburo Oé, le prix Nobel de littérature, qui a recueilli plus de 8,2 millions de signatures.

C'est ce refus du nucléaire exprimé par plus de 80 % de la population qui a contraint le précédent gouvernement à annoncer la sortie du nucléaire pour la décennie 2030. Depuis 2011, avec des économies d'électricité efficaces et une légère augmentation des importations de gaz, le Japon, dont 28% de l'électricité était d'origine nucléaire, a pu s'en passer presque entièrement. Et comme chacun le constate, l'économie japonaise ne s'est pas effondrée pour autant.

Or, la puissante oligarchie nucléaire japonaise, soutenue par le lobby international (dont l'AIEA), garde le bras long dans les milieux politico-administratifs, économiques et médiatiques. Lors des élections législatives en décembre dernier où la question du nucléaire a été évacuée de l'enjeu électoral, la sensibilité antinucléaire dominante n'a pas pu trouver un débouché politique. Le système électoral aidant, le PLD, le parti qui avait introduit et promu le nucléaire au Japon, a obtenu la majorité absolue. Le nouveau gouvernement du Premier ministre Abé a d'emblée remis en cause "le nucléaire zéro" et envisage la relance de la filière nucléaire. Les difficultés des victimes de Fukushima à faire entendre leurs revendications risquent d'augmenter dans une société malmenée où domine de plus en plus l'envie de retourner à une vie "ordinaire" qui incite les citoyens à l'oubli et au déni d'une réalité trop douloureuse.

Il est donc plus que nécessaire de ne pas oublier Fukushima. C'est pour affirmer l'actualité de cette catastrophe toujours en cours que des associations, des scientifiques, des médecins, des journalistes indépendants et des citoyens, au Japon et dans le monde, continuent à se mobiliser en réclamant le droit à l'évacuation des habitants qui vivent dans les zones contaminées. C'est pour ne pas oublier Fukushima qu'ils jugent impératif d'empêcher le redémarrage des centrales et urgent de faire traduire en justice les responsables de cet accident qui n'a rien de naturel mais qui est, hélas humain, trop humain. En dépit du consensus international qui voudrait tourner la page, la catastrophe n'en est encore qu'à son commencement. Il dépend de nous que le sort des enfants de Tchernobyl ne se répète pas à Fukushima. »

 Yūki Takahata  9 mars 2013


Les femmes jouent un rôle important dans la protection et défense de la VIE.



"LA RÉVOLUTION NE PASSERA PAS À LA TÉLÉ MON FRÈRE!
RÉCLAMEZ VOTRE DÛ!" 




Un Monde sans Nucléaire entre autres! Un compagnon antinucléaire de la première heure le Komandant Simi OL MERCI!



La solidarité, l'entraide et le soutien moral aux populations est très important et mobilise ces femmes là. Elles font partie de l'Association 『よそものフランス』 Yosomono-net.

De la Défense à Bercy en passant par l'Opéra nous sommes partis démarrant cette incroyable chaîne humaine où des mains qui habituellement ne se donnent pas aussi facilement, ce jour là se cherchaient et se donnaient généreusement!

Nous avons entouré les lieux où se prennent les décisions.


Comme quoi, quand nous voulons et sommes sûrs de nos choix, nous sommes capables de nous mobiliser et de les crier haut et fort!


Deux ans après le début de la catastrophe de Fukushima, nous avons été plus de 20 000 personnes à former cette grande chaîne humaine, traversant Paris de part en part, pour dénoncer les institutions sous l’influence du lobby nucléaire!


Les chaînes de télévision japonaise ont couvert le mouvement international de solidarité au Japon, à Taiwan, au Royaume-Uni, en Allemagne et en France.


Après avoir atteint un confort sans précédents, nous n'avons pas assez réfléchi aux moyens mis en oeuvre pour y arriver.

Nous vivons dans une surconsommation effrénée tout en côtoyant la misère et la pauvreté avec le plus grand détachement, remplissant la Planète de déchets qui nous survivront.

La filière nucléaire pose un problème grave concernant la gestion de ses déchets qui sont enfuis dans la terre ne pouvant pas être recyclés.
Le risque de dérapage d'une centrale nucléaire, ne pardonne pas et est fatal au vivant.

Alors, la question se pose:
que veulent ceux qui s'opposent au nucléaire?

Ils veulent de la cohérence entre ce que l'on nous demande de faire en vue de préserver l'ENVIRONNEMENT et ce que l'on nous IMPOSE de CONSOMMER pour des raisons de soit disant "CROISSANCE" et modernité, mais qui s'appuient fondamentalement sur des intérêts financiers pour une MINORITÉ qui se rempli les poches SANS AUCUNE MORALITÉ concernant les MOYENS utilisés, CONTRAIRES et DANGEREUX à la POURSUITE de la VIE sur TERRE et pour des raisons de FACILITÉ. 
Le NUCLÉAIRE en est LA PREUVE! L'industrie de la GUERRE lui est intimement liée: la course effrénée des États au POUVOIR par les armes nucléaires!

N'avons donc pas nous les humains un autre moyen de communiquer que la FORCE et le POUVOIR de DÉTRUIRE?

L'actualité se charge de nous répondre.

Cela fait bien un peu plus d'un mois que la Chaîne Humaine a eu lieu.
Kaeru en a fait un très joli article.

Le 11 mars, le SILENCE a pris la parole dans son étang.
Vous pouvez l'écouter si vous le souhaitez.


Quant à moi, je me pose de plus en plus de questions concernant mes habitudes de vie et de consommer...


QUEL MONDE VEUT-ON?


UNE FRANCE SANS NUCLÉAIRE VOUS SEMBLE POSSIBLE?



Je remercie les Porteurs de Lanternes pour cette belle vidéo de la Grande Chaîne Humaine à L'Opéra.

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