dimanche 24 février 2013

Que Vaut Une Vie?


Prenez garde vous les humains car votre société change et avec elle vos mentalités.

C'est sournois et à force d'entendre parler d'économie, de crise, d'industrie de guerre, de moyens coûteux considérés bons pour l'humanité, celle-ci est bel et bien le dernier des soucis de ceux qui tiennent les ficelles et elle est en danger!  (Je parle de L’HUMANITÉ)

Un jour ou l'autre, vous vous trouverez dans un lit d'hôpital.
Le temps passant, vous devenez encombrant...
Que faire de vous?
Vous avez perdu tout lien avec votre famille, votre pays d'origine si vous êtes d'ailleurs...
Alors, à quoi bon prolonger votre vie?
Quelqu'un a décidé que vous n'avez plus aucun plaisir à rester paisiblement dans votre lit d'hôpital!
Ils ont alors demandé l'avis d'un spécialiste qui vous a observé et décidé de votre devenir, sans même ternir compte de votre vie relationnelle.
Sans vous consulter, ils prennent la décision d'arrêter un traitement qui supplée, pallie l'un de vos organes défaillant et hors service!
Ah! Vous ne le savez pas... Mais ils disent que votre "démence vasculaire" vous prépare un mauvais coup!
Ceci dit, le mauvais coup prévu, peut arriver à n'importe qui, n'importe quand, même sans raison connue d'avance...
Décidément, la facilité avec laquelle ceux qui décident de votre vie, se reposant ainsi sur une argumentation sans appel, ressemble à une euthanasie déguisée, face à laquelle, nous sommes complices!
L'arrêt d'un traitement ne pose pas toujours des questions d’ordre éthique.
Ces décisions là, tiennent compte d'un certain nombre de facteurs qui les justifient.
Nous rentrons alors dans le domaine du palliatif, sans acharnement injustifié, tout en respectant la vie et en soutenant la personne atteinte d'une maladie incurable grave, l'accompagnant au mieux, le temps qui lui reste à vivre.

La concertation d'un arrêt de traitement au sein d'une équipe pluridisciplinaire hospitalière, devrait être de mise.
Et pourquoi donc, vous demandez-vous ...
Car, parmi le corps médical et soignant, sans confusion de rôle, transfert et contre-transfert et sans dépasser les limites de nos compétences respectives, il nous arrive d'avoir un regard différent du même patient et nous pouvons ainsi être en désaccord avec une décision médicale qui nous semble inappropriée et irrespectueuse de la vie d'une personne.

L'argumentation de:

  • coût du traitement
  • modèle américain
  • absence d'entourage naturel de la personne et logement
ne peuvent pas constituer des raisons valides pour traiter quelqu'un différemment de tout autre personne dans ce beau pays appelé France.

Alors, si nos voix ne s’élèvent pas, la fameuse "Commission d'Éthique" présente dans les établissements de soins, n'aura même pas à se réunir, puisqu'il n'y a pas de problème!
Cela vaudrait dire, que toutes les décisions prises sont bonnes. Que l'on oeuvre avec responsabilité et bon sens!
Et bien, NON, pas toujours!
Il me semble que le verbe s'indigner, trouve ici tout son sens!
Dans ces cas là, nous ne pouvons pas nous taire.
Nous devons dire que nous ne comprenons pas les raisons qui ont conduit à une prise de décision unilatérale concernant la VIE d'une personne sans l'en avertir.

Dans ces cas là:
  • Les vieux
  • Les pauvres
  • Les immigrés
  • Les désorientés
  • Les hémiplégiques
  • Les accidentés
  • et encore et encore,
seront laissés sur le chemin!

Que vous inspirent ces quelques mots?
Quel sens a pour vous le mot VIE?
Pensez-vous important demander à la personne concernée ce qu'elle veut faire de sa Vie?

Souvent, j'entends des "bien portants" dire: "Si un jour je deviens un légume, je ne veux pas poursuivre ma vie".
Seulement, ces personnes ne sont pas malades!
Rarement les personnes atteintes de maladie, réclament à mourir!
Parfois, c'est la douleur qui est à l'origine d'un tel souhait.

La panoplie des molécules anti-douleur ( antalgiques ) est assez étendue actuellement pour soulager la douleur.

Soulager la douleur est une priorité et une obligation pour les médecins et soignants.
Le RESPECT de la DIGNITÉ HUMAINE dans ce domaine est IMPÉRATIF! 
Après, tout ce qui concerne la sphère relationnelle - accompagnement et soutien - des personnes hospitalisées, est très, très important.

Je tiens à vous rassurer, la personne qui est à l'origine de cette réflexion, n'est pas "un légume"!

C'est quelqu'un de digne, tranquille, qui se réjouit en nous voyant arriver dans sa chambre, qui réclame notre présence à ses côtés juste par plaisir.
Quelqu'un qui après un certain temps d'absence me lance un timide " ... ça fait longtemps! Où êtes-vous passée?" avec un beau sourire me tendant la main!

Pour le corps médical, ce langage n'est pas suffisant!
Pensez-vous qu'ils prennent le temps de l'entendre parler?
Je vous laisse deviner!
Une étiquette posée sur un être humain, le rend impropre à la consommation!
Les grands handicapés de la communication ne sont pas ceux que l'on croit ...

Alors, méfiez-vous.
Si un jour vous vous trouvez au fond d'un lit d'hôpital, n'arrêtez pas de parler de tout et rien ... Car, les gens tranquilles, paisibles, deviennent inintéressants, voir débiles aux yeux de certains...

A moins que... Si, si, tout est possible, le contraire peut aussi paraître louche!

Pensées de Papillon ... Que tout d'un coup a envie de survoler cette belle France multiracial où les droits divergent et deux vitesses s'installent ...

2 commentaires:

  1. Toujours le même dilemme. Au regard des milliards d'être humain, de l'immensité de l'univers, une vie ne vaut RIEN...

    Pourtant, le principal intéressé dira qu'elle vaut TOUT. Souvent même de sacrifier celle des autres.

    Je crois que la valeur de la vie dépend essentiellement de ce qu'on en fait. De l'amour que l'on donne et que l'on reçoit. Mais c'est un vaste sujet, très complexe, et je ne suis qu'une petite grenouille qui ne vaut pas grand chose en final...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci Marianne ♥

      Nous sommes TOUS précieux, même les grenouilles!
      Il y en a qui ont honte et ne s’autorisent pas à penser tout simplement et laisser s'exprimer leur humanité.
      À force, ils la perdent...
      Ils jugent irresponsables et hors réalité ceux capables de s'indigner!
      De quelle réalité parlent-ils?
      Celle qu'ils créent dans le seul but de mettre en pratique le résultat d'une formation médicale qui les a formaté, les privant d'émotion, de sentiment qui leur font peur car ils ne savent pas les gérer sans nuire leur objectivité dans la prise de décisions concernant les patients qu'ils ont en charge?

      Au fait, ils se protègent!
      Certains s'éloignent, de plus en plus de l'humain, et deviennent contradictoires dans leurs démarches!

      Après tout, eux aussi sont des hommes et des femmes qui un jour ou l'autre seront confrontés à des difficultés de santé...
      Qu'attendent-ils de ceux qui les soigneront?

      Mais là n'est pas le problème!
      Le problème est la banalisation de la Vie!
      Le NON RESPECT de la VIE des autres.
      Une démarche qui est loin d'être juste et respectueuse du Serment d'Hippocrate!

      "Je respecterai toutes les personnes, leur autonomie et leur volonté, sans aucune discrimination selon leur état ou leurs convictions. J'interviendrai pour les protéger si elles sont affaiblies, vulnérables ou menacées dans leur intégrité ou leur dignité. Même sous la contrainte, je ne ferai pas usage de mes connaissances contre les lois de l'humanité."

      "J'informerai les patients des décisions envisagées, de leurs raisons et de leurs conséquences. Je ne tromperai jamais leur confiance et n'exploiterai pas le pouvoir hérité des circonstances pour forcer les consciences."

      Serment d'Hippocrate:
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Serment_d'Hippocrate


      Supprimer

Dis-moi le fond de ta pensée ...

Remarque : Seul un membre de ce blog est autorisé à enregistrer un commentaire.